Modification du Tripode Géant Meade pour LX 12″ et 14 « 

Réduction de la hauteur en diminuant la longueur des pieds

Devant les difficultés logistique de mise en place lorsque l’on a pas la chance d’avoir un poste fixe et de manipulation d’un ensemble dont la hauteur à l’horizontale dépasse les 2m20, la considération d’une modification du trépied m’a souvent effleuré l’esprit.
En effet, le trépied original de Meade est ingérable dans le contexte d’un déplacement et le devient encore plus lorsqu’il est équipé avec la super table équatoriale. La tâche m’a régulièrement paru ardue. L’absence d’info et de précédent ainsi que le risque d’échec sur un élément d’un coût dépassant les 1300 € m’a toujours refroidi … jusqu’au week-end dernier (10/02/07).

En consultant l’immense base d’information du site MAPUG , j’ai trouvé l’article traitant de mon cas. La traduction faite, j’ai lancé l’opération et c’est celle-ci que je vais décrire ci-dessous.

Description et précautions préalables

schema_tripode

Schéma d’étude

L’ensemble est constitué de 6 types de structure.

  • Le bâti supérieur avec ancrage des points de pivots
  • Les chapeaux au nombre de trois et recouvrant les pieds
  • Les tubes d’acier de section 80 mm et d’épaisseur 1.5 mm
  • Les manchons inférieurs recevant les pieds
  • L’araignée stabilisant l’écartement des pieds
  • L’écarteur fixant la monture au bâti

Chaque pied est constitué de deux tubes concentriques coulissant avec à chaque extrémité, un bâti en alliage d’aluminium, l’un pour ajuster la hauteur et recevoir l’araignée et l’autre pour s »attacher au pivot.
Les modifications s’attacheront à conserver les angles originaux afin de garder intactes les caractéristiques de rigidité et de charge. Les dimensions données ci-contre sont pour une réduction de 20 cms. Afin de garder les angles identiques, il suffira de garder la proportion constante avec les nouvelles valeurs,
soit 19.25/14.5= 1.33.
Il semblerait que l’abaissement de l’ensemble augmente ces deux derniers points de 10 à 15% (sic MAPUG…)

ATTENTION ! SI l’aspect chromé des pieds nécessite un soin particulier lors des manipulations, l’alliage en fonte d’aluminium du bâti nous oblige à être extrêmement rigoureux lors des contraintes qui seront appliquées sur celui.ci. En effet l’une des caractéristiques principales de cet alliage est sa fragilité aux torsions et cisaillements.
Meade à utilisé le procédé de collage par pression à base de colle epoxy. la chaleur sera notre moyen d’agir.

. …
Commençons…


Démontage

Le retrait de l’araignée s’opèrent en retirant les 3 goupilles positionnées aux points pivot de chaque pied.
L’extrémité d’un petit tournevis fait parfaitement l’affaire. Il faut retenir les pieds au fur et à mesure de leur libération afin que ceux-ci ne ‘s’écrasent  » pas à terre avec les risques que l’on sait sur les points pivot supérieurs.
Une fois l’ensemble à terre, on procède au dévissage des axes aux points pivots.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne difficulté se présente lors du retrait des axes filetés. En effet ceci vissés en force sur leur axe sont difficiles à retiré sans écraser une partie de leur filetage. Qu’importe, leur remplacement par des boulons 8/35 en inox et au pas Européen est à l’ordre du jour.

 

 


Modifications


OLYMPUS DIGITAL CAMERAVisite de mon atelier …
Afin de pouvoir agir sur le chapeau, il me fallait bloquer tant que faire se peut le pied en translation. En effet la solution de placer une tige dans les 2 axes du chapeau et d’exercer une rotation n’a pas retenu mon suffrage afin de ne pas risquer une rupture des oreilles.
Le pied placé dans un lit de chiffon et légèrement tenu par les mandrins de l’étau, j’ai glissé un serre filtre( à huile) afin de bloquer le pied en translation sur l’étau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAApplication de la chaleur d’un chalumeau type « camping gaz » en un mouvement circulaire sur le chapeau à retirer .
En réglant la flamme à un débit intermédiaire, la température requise est atteinte en environ 6-7 minutes.

 

 

Afin de ne pas stresser le bâti, le retrait du chapeau s’est opéré par a-coups réguliers tout autour de la circonférence au marteau à l’aide d’un poussoir en chêne.

Parvenu au terme du retrait, le passage du corps d’un tournevis dans les oreilles du chapeau à conclu cette opération.

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  • L’exemple US tablait sur une coupe de 8 pouces à savoir 20 cms. Afin de ne pas faire ‘le voyage’ pour rien ou de devoir recommencer, j’ai opté pour un retrait de 30 cms. Aller plus loin aurait empêché le coulissage complet du pied secondaire dans son logement.
  • Un procédé comme un autre. Celui-ci à l’aide d’un marqueur indélébile fixe trace un trait sur le pied en rotation.

 

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  • Maintenant, le retour arrière devient impossible !
    Le tube bloqué dans un gabarit d’angle, la meuleuse en action, la coupe demande 2 à 3 mm. Le trait du feutre ayant l’épaisseur du disque à tronçonner, la coupe est régulière.
  • Un ébavurage à la lime termine la finition de la coupe et évite les échardes éventuelles

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Retrait de l’ancienne colle qui ferait des points forts lors de l’enfoncement à venir

 

 

 

 


Remontage


OLYMPUS DIGITAL CAMERADépôt de quelques points de colle époxy en préambule au chapeautage (J’en ai profité pour repeindre les chapeau, la base et l’araignée, et l’écarteur aussi.

 

Tant qu’à faire …!)

 

 

  • Revissage des pieds au bâti à l’aide de nouveau écrou en inox au pas Européen
  • Remise en position verticale avec sécurité à la base. (L’araignée n’étant pas en place)
  • Calcul de la longueur des bras de l’araignée: Nous avons vu plus haut qu’il nous faut respecter le rapport « 1.33 » entre la longueur du tube entre bâti et l’entre-axe de la tige de l’araignée. Dans mon cas, cette hauteur faisant 41.5 cms, la longueur des tiges sera de 31 cms.
  • On coupe !!!

 

  • Les tiges étant de section pleine . L’utilisation d’un disque métal à chanfreiner réalise les méplats nécessaires pour fixer les points pivots au niveau des bâtis inférieurs. (La longueur du méplat sera au minimum de 15 mm afin de permettre le relèvement des tiges lors du pliage du tripode)
  • Le perçage d’un trou de 2.5 permettra à la goupille de passer librement.

 

 


Synthèse


Avec cette opération, j’ai l’impression d’avoir un nouvel instrument. Sa taille plus râblée permet d’accéder au viseur ainsi qu’à la Lulu de 80 en position de visée quasi horizontale. La transportabilité s’en trouve grandement améliorée.

 

 

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Collimation au laser


La Collimation au laser d’un Newton


La collimation est le processus par lequel l’axe des différents composants optiques d’un instrument sont mis en alignement de manière précise avec l’axe mécanique. En d’autres termes, tous les miroirs doivent être centrés et orientés afin que toute lumière entrant d ans l’instrument converge le plus exactement possible vers le centre de l’oculaire.
Un instrument non collimaté ne peut fournir des images de qualité. Ses performances s’en trouve fortement dégradées.

Quand je pense que du temps de mon 115/9000 (Fin années 70’s), ma collimation s’arrêtait à me positionner face au tube à 2 longueurs focale et de superposer et centrer au mieux mon secondaire sur le primaire!!!
Un coup d’oeil dans le porte oculaire, un coup de tournevis pour centrer le tout et c’était emballé!!!
Je souris maintenant à imaginer l’équivalence en performance que devait atteindre mon 115!
Aussi dès l’acquisition de mon 200/1000, une des premières choses à réaliser fut une collimation digne de ce nom.


Le matériel

L’outil retenu, le laser pour sa précision vient de la boutique L’Astronome

laser

Ce laser intégré un plan incliné à 45 degrés intégré au corps du laser afin d’être plus accessible à l’oeil lors de la phase du réglage du miroir primaire. Il suffit de placer le laser au coulant std de 31.78 dans le porte oculaire, de serrer et de suivre ce qui suit.

La mise en oeuvre

vue_generaleCette situation est celle que j’effectue régulièrement afin de bénéficier au maximum des possibilités optique de mon appareil. De la première fois où l’opération nécessitait 3/4 h de tâtonnement, il m’arrive pour le fun de tout dérégler et de repositionner le tout en …trois…quatre minutes.
Dans les cas dramatiques, ça doit exister! il peut être judicieux de réaliser un alignement rapide à l’oeil. On évite ainsi que le laser ne puisse se réfléchir sur les surfaces optique et nous empêche d’aller plus en avant. (Centrage araignée/Primaire et centrage du Secondaire/Porte-oculaire).

La constatation

precaution

  • Collimation du miroir secondaire

Une fois le laser en place et serré dans le tube de la crémaillère, vous êtes invité à tourner la vis chromée afin de le mettre en marche. Avant d’examiner le retour du faisceau, il semble judicieux de placer en fermeture de tube une feuille de papier blanche qui garantira la sécurité de vos yeux. Si le spot rouge se situe sur la feuille, cela signifie que vous êtes très décollimaté.(Voir ci-contre) Mais là, je l’ai fait exprès pour l’explication!

 

N’oubliez jamais qu’il ne faut jamais que vos yeux soient en contact direct avant le faisceau du laser.

Collimation du miroir secondaire

Remarquez le spot rouge sur la surface du miroir primaire. C’est le faisceau laser qui s’est réfléchi dans le miroir secondaire pour ensuite atteindre la surface du miroir primaire. Le spot rouge doit se situer au centre de la surface du miroir primaire dans l’oeilleton prévu à cet effet.. Si cela n’est pas le cas, il vous faudra agir sur les vis de réglage du secondaire placées à 120 ° les unes des autres. Personnellement, j’ai opté pour des vis claires et plus ‘costaudes’ que celles toutes ch’timides d’origines à 6 pans.
Procédez par étapes pour faire en sorte que la réflexion du faisceau soit correctement centré dans l’oeilleton symbolisant la surface du miroir primaire.

 

Le miroir secondaire est maintenu mécaniquement dans un support orientable par l’intermédiaire des trois vis poussantes qui autorisent les degrés de liberté 1 et 2. Une vis tirante centrale qui sert également d’axe de rotation permet le maintient en place du support après réglage. L’ensemble est fixé au tube du télescope à l’aide d’une araignée constituée de trois ou quatre branches (parfois une seule). Le centrage vertical du secondaire avec l’axe du porte oculaire se fera principalement avec la vis centrale et ce avant le réglage fin sur les vis à 120 °.
L’extrémité des branches de l’araignée dispose parfois d’une vis de réglage permettant le centrage du support du secondaire dans le tube du télescope

spot_apres
Réglage OK !

Là, c’est nickel!…
Pour cette partie du moins. Maintenant il faut verrouiller le réglage sans le modifier en serrant la vie centrale de l’araignée. Personnellement, j’ajuste au préalable la longueur de la vis centrale afin de centrer le miroir secondaire dans le tube porte-oculaire puis je réduis tous les jeux avec les trois vis de réglage en amenant le spot laser au milieu du miroir. A ce stade, tout est serré!.

 

Collimation du miroir primaire

Surprise! Chez SkyWatcher, le barillet du primaire sur le 200/1000 ne possède pas de vis tirantes. Le miroir s’il est correctement fixé, repose sur trois sortes de joints sphériques élastiques faisant office de jeu potentiel lorsqu’ils sont pressés par les 3 vis poussantes. C’est pas top car les possibilités de réglages sont plus que limitées.
Aussi, j’y ai inséré 3 ressorts en lieu et place des fameux joints et l’effet tirant est recréé. Je serre donc je pousse, je desserre, je tire!

En regardant la cible de collimation, vous devriez voir apparaître le spot d’émission rouge situé au centre de la cible et si votre miroir primaire n’est pas trop décollimaté, vous devriez voir aussi comme ci-dessous, le spot rouge plus faible de retour quelque part sur le pourtour de la cible.
Il s’agit du faisceau de retour du laser qui est réfléchi par le miroir secondaire pour venir se réfléchir sur le miroir primaire , qui lui-même le réfléchi sur le secondaire pour revenir enfin vers son point de départ.
Ajustez les vis du barillet du miroir primaire afin de confondre les faisceaux aller et retour. Cette opération est facilitée par la rotation du tube laser dans le porte-oculaire pour amener en visuel la cible lorsque vous êtes en train de trifouiller côté miroir primaire. Quand cela est fait, il ne doit y avoir y avoir au centre de la cible qu’un seul point rouge! Voir ci-dessous

Collimation (fin)

A ce niveau, l’ensemble est bien dégrossi. Il reste la dernière opération à réaliser de nuit sur une étoile défocalisée de magnitude 2 assez haute sur l’horizon. L’alignement se fera en observant la figure d’Airy afin d’obtenir un premier anneau de diffraction net et centré.

 

   © 2005-2011   G.Germain  

Construction de l’Observatoire

Dôme, Abri déplaçable sur rail ou abri fixe à toit roulant? That’s the question !!!
Déjà, pour dégrossir le sujet, quelques heures à décortiquer les solutions retenues sur ce site : Les Observatoires d’amateurs


C’est beau, pratique mais repérable…
Coupole
Avantages:
Esthétisme
Protection/Frimas
Inconvénients:
Onéreux
Repérable
Toute la structure est amovible pour laisser l’imageur seul.
Abri Nomade
Avantages:
Proche nature
Discret
Inconvénients:
Ouverts frimas
Seul le toit se déplace; L’imageur est isolé du vent.
toit roulant
Avantages:
Coût
Protection/Frimas
Inconvénients:

Ainsi; la raison l’emporte sur le coeur. Adieu Coupole, bonjour Abri
N’étant pas un sujet d’étude, cette construction à été mené sans plans ni dossiers pré-établi. Construit au fil de l’eau avec l’aide efficace de ma compagne (si si !!!), elle fût achevée en 4 mois ( 15/07/08 – 15/11/08) et me laissera en souvenir un bon torticolis ainsi qu’une tendinite de l’épaule. M’enfin …

Merci à Bernard Bayle – http://www.bbayle.com/observatoire-astro.html – qui indirectement par son expérience à été le détonateur de mon action.

Jouant avec la pente naturelle du terrain, la construction est au tiers enterrée. A terme, arborée comme il se doit côté Sud et Est, elle deviendra invisible et sera tempérée par la végétation.


 

Terrassement (15 Juillet 2008)!

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est parti! Au retour des vacances, un 15 juillet bien chaud avec une terre bien dure! Le décaissement représente environ 65 brouettes qu’il a fallu étaler un peu partout .
L’électricité provient du local derrière le garage que j’ai prolongée sur 15 mètres.


 

Fondation du pilier

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPas trop n’en faut. Loin du m3 de béton armé, la « souche » du pilier est ancrée par un bloc de 60 cm de côté avec en son centre une armature 4 fers. De plus une tige de 10 placée au centre de la structure s’enfonce sur 80 cm sous le bloc:
Deux gaines amèneront le 220v et les signaux informatiques (USB, Port série, Ethernet…)


 

Fondation générale

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa remontée hors dalle de la parie centrale est réalisée par un caisson en bois afin de séparer les deux ensembles que sont le pilier et la dalle. Le béton coulé par la suite de part et d’autre sera isolé et les vibrations atténuées par le bois.
Une semelle ferraillée entoure le support de la future dalle constituée par un lit de polianne sur lequel un autre ferraillage assurera l’homogénéité du sol. ( Pas de bétonnière, que de la brouette et de la préparation à la pelle pour le coulage réalisé un soir en 2 heures.)


 

Gros Oeuvre

OLYMPUS DIGITAL CAMERAComposé de 10 rangs de parpaing , l’ensemble de 2*3 m sera prévu avec un coin travail ainsi qu’une zone réservée à l’observation. Le pilier excentré permet une circulation de 1 mètre de part et d’autre. Les soubassements ont été recouverts de bitume afin d’empêcher les remontées d’humidité.
Aucune fenêtre ne trahira une présence intérieure et la porte adossée côté Nord sera continuellement fermée.


 

Fin gros Oeuvre – Chaînage

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa hauteur définitive du bâti a été déterminée par une simulation in-situ. Le LX sur son tripode à été utilisé pour tracé les mouvements susceptibles de heurter les chevrons du toit. Retiré et rangé, le scope à laisser la place pour le chaînage intégral du pourtour de la structure.:
Parallèlement, le chemin d’accès parallèle au mur Nord prend forme.


 


Positionnement des supports de toit

OLYMPUS DIGITAL CAMERAL’ensemble est entièrement démontage car fixé par boulons et écrous. Les piliers supports sont des 9*9 autoclave. Les entretoises, autoclavés de sections moindres sont au nombre de 4 et protégées de la pluie par une structure identique à la toiture principale.Les 2 portées constituées de bois de charpente 63*70 ont été traitées avant la pose et la fixation des rails.
Liées à la maçonnerie par deux tiges filetées scellées, l’ensemble est prêt à supporter les 250 kgs prévus de la toiture..


 

Facilité d’accès

OLYMPUS DIGITAL CAMERAQuitte à se faciliter la vie, autant le faire jusqu’au bout. En effet les allers retours réguliers vers la maison ne pouvaient se faire en changeant continuellement de chaussures. Aussi mon cahier des charges prévoyait un déplacement facilité par une continuité de sol en matière de propreté. Donc escalier et dallage feront la transition entre l’abri et la maison.


 

Mise hors d’eau

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa toiture constitué d’un pan sur faible inclinaison à été particulièrement soignée. L’armature principale fait de 4 chevrons 150*70 entretoisées de 5 demi-chevrons repose sur 6 boogies à galets ronds . (cf plus bas)
Recouvert d’aggloméré protégés en périphérie par des lames zinguées embouties, la place est laissée libre pour la couverture en bardeaux bituminés. Chaque élément au pureau réduit est cloué et collé par un liseret continu de colle spécial au goudron. Bref ça doit être étanche.


 

Système d’entrainement

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPour la translation, le système à galet rond sur rail à profil iso me semblait la solution optimale quant à l’absence de frottement. Il faut que le toit bouge avec un doigt!
Aussi, 6 boogies ont été fabriqués . Si les deux centraux, plus imposants sont constitués de 4 entretoises au lieu de 2 pour les latéraux, le système reste identique. Deux plaques en acier solidaires par les entretoises sont plaquées au chevron à l’aide de tirefond. Ainsi protégés des intempéries, les boogies repousse les chevrons du toit en extérieur des murs et participe ainsi à la protection de ceux-ci.


 

Coulage du pilier

 

 

Faite avec des plaques d’acier issues de stabilisateurs d’armoire informatique, ces plaques très lourdes furent difficile à travailler. En effet la découpe à la meuleuse fut particulièrement difficile. Néanmoins, ainsi faite avec 2 plaques espacées par contre-écrous, la possibilité de régler le niveau après le coulage du pilier reste possible.
Quatre tiges de 10 et 4 de 8 participent au raidissement général et au scellement dans le béton.


 

Réglage Platine

OLYMPUS DIGITAL CAMERARessorti la veille en prévision d’une nuit clair, le SC fut mis en station et réglé précisément comme pour simuler une soirée aux étoiles. Ainsi, le lendemain, lors du remplissage du pilier et du positionnement de la platine, un jeu de cordelettes mises en parallèle me donna le Nord géographique. Ce réglage de premier niveau sera bien sur fignolé lors de la première mise en station , une fois installé sur le pilier grâce au système de positionnement en azimut et latitude de la table équatoriale..


 

Finition extérieure

La fin approche! Une couche intérieure et extérieure de ciment talochée ainsi qu’une finition au mono couche donneront une touche plus sympathique à la construction.
Reste la partie paysagère ainsi que la finition intérieure.

Afin d’éviter la stagnation des eaux de pluie le long de l’ouvrage , ce dispositif à l’aide du haut d’une bouteille d’huile évacuera les eaux de ruissellement pour une éventuelle récupération. La position par défaut fait coïncider la descente de gouttière avec le réceptacle.


 

L’Intérieur ( Le plancher)

Le plancher de bois est de mise pour agrémenter la circulation autour du scope.
L’option retenue afin de ne pas trop sur-élever le sol a été de positionner de petits tasseaux isolant ainsi la dalle froide du plancher en bois. Par souci de coût, le chêne à été délaissé au profit du pin des landes (non déclassé). Le bois travaille, c’est connu !
Aussi, mes tasseaux n’auraient pas tenu bien longtemps devant les ardeurs des lames à travailler suivant les conditions climatiques. Aussi, la solution retenue a été de solidariser l’ensemble Lame-Tasseau-Dalle à l’aide de chevilles résistantes. Cette solution a cependant l’inconvénient de préparer avec précision l’axe de perçage avant le positionnement de la lame sur la précédente.


 

L’Intérieur – La mise en place tant attendue !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAQuel plaisir après tant de patience! Aujourd’hui 26 Décembre 2008, je découvre mon bonheur depuis la mise en chantier du 15 Juillet dernier. Cette position de parking permet de laisser la lunette guide en place lors du déplacement du toit.
C’est avec une certaine appréhension que le test de vibration est passé…avec succès. Lors de la première séance nocturne, sauter à pieds joints à 30 cms du pilier n’a engendré aucune vibration perceptible en vision directe. Ouf!


 

 

 


 

L’Intérieur – Agencement sous platine

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…et puis pas de câble entre PC et Scope fut aussi une préoccupation. Deux gaines sous dalle véhiculent l’une la basse tension (220v), l’autre les signaux informatique (Ethernet+USB+Série)On trouvera blotti sous la contre platine, l’arrivée électrique pour le Meade LX 200, un câble 4 paires reliées fils à fils pour une utilisation future (ethernet) , une liaison série pour le protocole LX de la monture ainsi qu’une liaison USB amplifiée. –

 

 


L’intérieur – fixation du toit

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe toit pèse au bas mot 250 Kgs. Aussi la fixation retenue est là uniquement pour inhiber toute translation indésirée du toit. Ce système en tire bouchon ne peut se retirer spontanément et évite le binôme Boulon-écrou qui aurait pu faire aussi l’affaire.
ET puis pas d’automatisme déplacé ! Deux poignées suffiront bien pour pousser le toit sur 2m 50…qui se déplace sans force déliée.


Enfin prêt – février 2009

Que du Bonheur !!!

Blotti dans la verdure, son chemin d’accès invisible rend l’ensemble une fois terminé sobre voire impersonnel. Ce qui est très bien car moins voyant cela est, plus la tranquillité est de mise.
La haie de droite protège des vents de Nord-Ouest, zone ignorée car dépendante de la PL et les arbustes de rive une fois à taille désirée (~1m) protégera les murs des rayons directs du soleil d’été. Ainsi, à terme, seule la toiture émergera de la végétation.
Pour le planétaire, c’est parti …mais maintenant, faut optimiser le suivi, le guidage et acquérir une CCD. Là, c’est une autre aventure…


 

 

Depose lame de fermeture d’un LX200 12″ pour nettoyage interne (2)

Deux ans déjà, y avait besoin!

Surtout des traces internes et…quoi de plus plaisant à l’oeil qu’une optique nickel?
Bref, exit les 6 vis de fixation de la couronne externe:
Prise d’une main par le porte miroir et support de la lame avec la paume de l’autre afin d’extraire la fragile pièce de ses cales.

Dépose de la lame sur une cuvette au diamètre idoine afin de servir de support ‘mou’.

 

L’opération, des plus simples a consisté a placer l’ensemble cuvette-Lame sous le robinet d’eau tiède et a passer un chiffon doux imprégné de liquide vaisselle. Le choix de ne pas retenir de l’eau distillé s’imposait par la suite puisque toute la finition s’est appuyée sur l’essuyage au chiffon humide.

 

Tout le nécessaire est là!

 

  • Chiffon doux bleu imprégné de liquide Lambda à vitre.
  • Chiffon doux Jaune pour la finition au sec.

(La cuvette ne sert à rien si ce n’est pour la touche de couleur!)

 

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Retour dans l’observatoire pour zieuter sur le miroir primaire.
Celui-ci est resté propre. Seules quelques poussières s’y sont déposé qu’un coup de chiffon appuyé du doigt a retiré.

Afin de diminuer le nombre de poussières éventuellement retenu dans le tube, j’ai tenté l’aspiration avec l’aspirateur. Un passage rapide au dessus du miroir et le long du tube m’a rassuré sur la propreté d’ensemble.

 

La qualité du résultat final est résumé sur ces deux images. La technique a été de pivoter la lame sur sa cuvette support jusqu’à voir disparaître toute tâche ou irisation rebelle. En positionnant l’ensemble sous un rayon de soleil que le toit entre-ouvert laissait passer, toute impureté a été effacée. Le passage successif du chiffon imprégné puis du chiffon sec tenu du bout de l’index en effectuant des cercles ont eu raison de toute résistance.
Une quinzaine de changement de face ont été nécessaire, mais quel résultat!


Au remontage, il est impératif de respecter la marque blanche posée en usine.
Comme il est dit plus haut, les caractéristiques de l’ensemble optique sont définies de façon optimale en tenant compte de la position radiale de la lame de fermeture.
Repose du cerclage ainsi que les 6 vis le retenant.- C’est tout !


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Depose lame de fermeture d’un LX200 12″ pour nettoyage interne (1)

Bon ben j’en avais envie !
C’est vrai que des impuretés sont venues se déposer sur le miroir primaire et que le pretexte est arrivé ainsi spontanément. Mais qui n’a jamais eu envie d’aller voir comment « c’est » dans le matériel qu’on vient d’aquérir ?
Et voilà comment ça se passe …

  • Prerequis

– Un chiffon doux pour éviter tout contact avec le verre.
– Des lingettes prêtes à l’emploi d’alcool isopropylique

 

 

Voulant démonter dans un premier temps le barillet supportant le miroir primaire, je me suis heurté à un problème physique bloquant par rapport aux enjeux. En effet cette platine malgré ses vis périphériques de fixation ne se démonte pas! La confirmation d’un collage MEADE sur cette pièce m’a fait renoncer à cette opération. Il aurait fallut chauffer l’ensemble et la présence rapprochée du miroir m’en a dissuadé.

Aussi si c’est pas par devant, ça sera par derrière ! Na!

 

 

  • 8 vis à retirer plus tard…
  • Ne pas oublier de s’assurer d’un marquage liant la lame au bâti pour un remontage en l’état. En effet cet optique propre aux SC. impose un appairage entre le miroir et sa lame correctrice.

– N’étant jamais assez prudent face à des optiques, j’ai sollicité le pouf du salon et la chaise au chat !

 

Là, c’est impressionnant !
La main droite sur la lampe de poche et la gauche au  » fourneau « !
D’une part parce que jusque là, c’était un sanctuaire fermé, isolé dans lequel je ne pensais pas y mettre les mains et d’autre part, toucher le miroir m’impressionne toujours autant de part les risques de dommage qui sont toujours présent.
Plusieurs passages de lingette furent nécessaires entrecoupés d’un essuyage légèrement appuyé au chiffon doux.


Au remontage, il est impératif de respecter la marque blanche posée en usine.
Comme il est dit plus haut, les caractéristiques de l’ensemble optique sont définies de façon optimale en tenant compte de la position radiale de la lame de fermeture.
Remise en place de la lame après essuyage sommaire de la partie interne.
A chaque vis de fixation du collier externe, se trouve collée une cale en liège. Aussi, on s’appliquera à déposer la lame sur ces cales.

 

 

Une touche finale sur la lame extérieure et c’est tout bon !
…toujours à la lingette et finition au chiffon du bout du doigt.

 

 

 

 

CCD et échantillonnage

Bon, je ne possède pas de SBIG ou autre CCD digne de ce nom. Coupe budgétaire oblige, le choix s’est porté sur la construction d’un abri fixe. On va faire avec mes deux WebCam TouCam Pro II dont l’une passée en SC1.
Mon objectif à venir est l’optimisation de ma pratique du guidage.
Pratiquant le guidage en parallèle, le guideur est une lunette 80/450 accouplée avec une TouCam Pro II. L’imageur comme sur la photo ci-contre est un Meade LX200 12″ avec au foyer, une autre WebCam modifiée SC1. En fonction du type d’objet visé (CP ou Planétaire), l’ajout d’un réducteur ou d’une barlow est impératif pour se centrer sur les impératifs de champs.cacailleActuellement, lors de soirées particulièrement calme, je peux espérer atteindre une régulation à +/- 2 Arcsec. Aussi en divisant par deux, cette valeur, je serais fin prêt pour oeuvrer sur une vrai CCD.
Alors où me situe-je actuellement et par rapport au modèle envisagée pour être dans des conditions opimales?
La résolution des caméras CCD est basée sur la taille physique des pixels de la matrice CCD. Il faut adapter autant que faire ce peu la longueur focale de notre instrument selon la taille des pixels de notre caméra CCD pour atteindre un échantillonnage idéal pour le type d’objet imagé. Cette échantillonnage idéal serait autour de 2 à 3 secondes d’arc par pixel pour les objets du ciel profond et de 0,2 à 0,5 secondes d’arc par pixel pour les planètes. Il est possible de jouer sur cet échantillonage en adaptant la longueur focale de l’instrument en ajoutant une lentille de Barlow pour l’imagerie Lunaire où planétaire ou un réducteur de focale pour réduire celle-ci afin d’obtenir l’ échantillonnage optimal de la CCD pour les objets du ciel profond.



Pour cela, il est intéressant de connaître l’angle de champ couvert par un photosite, c’est ce que l’on appelle l’échantillonnage. Cet angle dépend de la configuration optique choisie. Pour le calculer on peut utiliser la formule suivante:
Echantillonnage = 206*(P*10-6/F) ou S=(206 x P)/F
Où P est la taille du pixel en microns et F la focale de l’instrument exprimée en mètres. Le résultat obtenu s’exprime en secondes d’arc. Avec mon SC 12, je vais avoir une focale de 3m. Avec un réducteur de focale x 0.63, 1.9m. Un red de focale de x 0.33 sera acceptable avec une petite matrice (par ex ST7), mais pas avec les matrices plus importantes car sinon trop de défauts optiques apparaitront en bord de champs. Ces chiffres permettent de déterminer :
– l’échantillonnage qui est aussi fonction de la taille des pixels : 206 x (taille pixel)/focale

Ceci me permet de me faire une première idée. L’échantillonnage idéale est de 0.5 à 3 (Moyennes).
Avec ma focale de ouf, je vais avoir tendance à sous échantillonner et je vais pouvoir opter pour un capteur à « gros » pixels (ou faire du binning 2×2 avec une grande matrice). Aussi je vais avoir intérêt à calculer les champs obtenus et je vais voir que le champ ne va pas être si important que celà. Plus la focale est importante, plus la qualité du suivie doit être « nickel ». C’est un critère déterminant peut déterminer mon choix, en me disant que finalement, opter pour un red de focale x 0.33 et un petit capteur peut aussi être acceptable en largeur de champ et en simplifiera le pb du suivi. Néanmoins je ne retiens pas ce choix.
Pour avoir une idée de tout cela: Faisons une application numérique:

Taille des pixels de la WebCam: 7.6
Focale nominale: 3000mm:
Focale avec Red 0.63: 1900mm
L’échantillonnage sera : Pour F=3m: 0.39 et pour F=1.9m: 0.6

Cela n’est donc pas tip top pour du ciel profond. Ce sur-échantillonnage va rendre très difficile le suivi et un empattement des photosites sera inéluctable puisque la turbulence moyennée à 2″ recouvrira plusieurs pixels.
Ainsi, je dois absolument avoir une CCD avec de « gros » pixel pour remonter mon échantillonnage vers 2″. Associé avec un réducteur de focale de 0.63 de bonne facture, les champs stellaires deviendront accessibles à mon 12 pouces.


L’excellent logiciel CCD Calculator de Ron Wodaski va ici nous permettre de simuler un aperçu de ce que l’on obtiendrait en composant divers paramètres propres à l’imageur et au capteur. Nous allons opter pour:
Cas1: LX200 12″ fd/10 (3000mm) + red 0.63 + WebCam Philips
Cas2: LX200 12″ fd/10 (3000mm) +red 0.63 + CCD StarShoot Pro Deep Space

ccdcalc-ex1

Actuellement la Caméra » Orion StarShoot Pro Deep Space couleur » avec son capteur CCD au format de 1/8″ ( 23.4mm x 15.6mm ) semble correspondre à mon attente. D’un prix abordable, l’option binning 2.2 portera la taille du pixel à 15.6 microns. Certes, je perds la couleur mais mon échantillonnage avec un réducteur 0.63 deviendra: E=(206*15.6)/1900: Soit 1.7 arcseconde. C’est donc jouable!!!!
Y a plus qu’à patienter…